Petite réflexion sur les errances du libéralisme moderne et son obsession de l'internationalisation

Aujourd'hui, hélas, l'amour du drapeau n'est plus à la mode. On peut toujours s'excuser d'être français, mais rarement arborer fièrement son drapeau envers et contre tout (sauf si on possède un minimum de culot). Dans cette masse grégaire abrutie par l'utopie dangereuse que constitue l'internationalisme, il devient de plus en plus dur de sortir du troupeau en revendiquant ses racines et son pays. Les élites dirigeantes ont cru bon inciter les français à oublier leurs racines, à abjurer leur foi, à avoir honte de leurs ancêtres, à s'ouvrir plutôt que "de se renfermer". Mais s'ouvrir à quoi au juste ?

Par conséquent nous ne pouvons que, sans susciter un torrent d'indignations, nous proclamer "internationaliste de droite" ou internationaliste de gauche. Pourquoi ? Apparamment car ces frontières dérangent la liberté totale que voudraient les grandes multinationales. Les hauts-placés de ces multinationalistes n'ont d'ailleurs plus honte de nous déclarer que l'immigration clandestine ne fait que ralentir la délocalisation de leur production. Certes, ce ne sont pas eux qui ont à verser les prestations sociales, qui s'occupent de notre budget concernant la santé, qui essayent peu ou prou de conserver nos services publiques dans un état fonctionel et déçent. Ces dragons de l'internationalisme, et pourtant si peu humanistes car leur intêret n'est assurément pas que chaque français puisse manger à sa faim, gagnent également à ce que ce bouleversement dans nos rues, dans notre paysage, se fasse sans susciter une indignation généralisée. Pour étayer mes dires qui peuvent sembler "café du commerce" je ne peux vous inviter à consulter ces références historique : Déja au XIXème siècle Zola se plaignait lorsque les patrons engageaient des belges pour pallier aux grêves dans les mines. En 1932 la SFIO (donc l'ancêtre des socialistes actuels) limitèrent l'immigration et la contingèrent selon les secteurs économiques pour assurer la préférence nationale aux travailleurs français. Dans les années 1950 le CNPF (Comité National du patronat Français, ancêtre du MEDEF) désirait, pour accroître ses profits substanciellement "acceuillir" des travailleurs maghrébins et africains afin de disposer de main d'½uvre à moidre coût, donc non soumise à la réglementation française du travail en vigueur. Heureusement le souverainiste de Gaulle s'est occupé de freiner les ardeurs de la CNPF.

De cette immigration de travail, donc voulue et plébiscitée, non par l'essentiel des couches populaires, mais par le grand patronat, est venue se greffer les termes de "néo-nomadisme, d'ubiquité généralisée, employés entre autre par le "celèbre" économiste Jacques Attali
. Vous comprenez donc pourquoi on daigne plus souvent inviter sous les feux de la rampe "notre désormais incontournable facteur de Neuilly" Olivier Besancenot qu'Alain Soral, Phillipe de Villiers ou même Nicolas Dupont Aignan. Nos droits, nos lois, aujourd'hui ne reposent sur aucun passé, aucune tradition, mais sont le fruit d'une notion très vague, le "juste" et "l'injuste". Cette notion de justice se doit, selon nos "têtes pensantes" de transcender, tout du moins en théorie,ce qui est dénoncé comme étant de l'"ethno-centrisme". Ce juste est arc-bouté comme le relai d'un projet globalisant. Le but non avoué de ce processus est, pour qu'une immigration endémique continue à affluer, toujours revoir à la baisse les exigences, ou plutôt les règles de bienséances élémentaires, imposés aux nouveaux arivants. Si le travail nécessite des concessions, bien souvent acceptées de bonne foi par tous ( qui se refuserait de vouloir s'acclimater un minimum pour nourrir les siens ? ), la vie en communauté, surtout quand les différentes civilisations se mélangent ou se confrontent, est moins évidente.En réalité cette notion de juste, se voulant impartial dans son rapport aux "différences" demeure un véritable destructeur de cultures, de passés, de civilisations. C'est en toute connaissance de cause, pour briser une cohésion nationale jugée encombrante et désuète que "nos cravatés en manque de croissance" souhaitent diviser les communautés et fustigent le français fier de ce qu'il représente. Combien de fois le PS ou les "libéraux de gauche" appèlent à défendre les noirs et les arabes et les opposent aux français ? Pourquoi n'enseigne t'on jamais aux minorités à être fiers d'être français au lieu de ne les confiner que dans perpétuelle lutte contre "le racisme" ? S'il est vrai que le racisme touche toutes les communautés, que certains français et algériens notamment gardent certaines rancunes de la guerre d'Algérie, il serait bien plus sain de motiver les minorités à soutenir ce pays qui les a construit, qui a payé leurs études, plutôt que de les pousser à haïr les patriotes, qui au dela de toutes crispations identitaires, ne veulent pour la plupart que le bien de leur état nation. Il est donc dangereux, dans cette "démocrature mondialisée", de se dire de ce drapeau bleu-blanc-rouge et de ses valeurs (par contre, il est xénophobe de critiquer le drapeau que le non français ou le français d'origine immigré affichera sur le bord de son balcon). En effet, historiquement, de part ses figures emblématiques comme par ses penseurs, la France est restée très longtemps une "économie mixte". Sans renier le marché et ses mécanismes, elle a su garder sa singularité comme par exemple ses services publics et certains de ces pans, très sociaux.

Loin de ne trouver que du positif dans "l'économie à la française" (mais en sachant très bien que les abus les plus manifestes ont été engendrés par la politique post 1981), nous ne sommes pas sans ignorer que l'Union Européenne n'est pas sans vouloir nous amputer de certaines de nos libertés économiques. Il serait fastidieux de réciter tout ce que cette institution, d'ailleurs bien plus contraignantes que les directives américaines en ce qui concerne leurs différentes régions, restreint dans nos libertés, mais on ne peut nier que bon nombre de ce que les commissaires européens, notamment sur le plan fiscal, nous propose, est idiot. En effet, la conjoncture n'est pas analogue pour chacun des états membres, surtout dans un dispositif ultra-hétérogène qui envellope désormais quasimment toute l'Europe de l'est . Est ce que nous nous sommes d'ailleurs posé la question sur comment harmoniser petit à petit des régions, qui dans lesquelles, les habitants ont un pouvoir d'achat 5 à 7 fois inférieur au notre ? Pour faire un parrallèle avec ce fameux traité qui nous a été imposé, nous a t'on consulté avant d'acceuillir une kyrielle de nouveaux membres ? Est ce pour nous proposer une "néo-loi Bolkestein" ? Je dois dire que malgré l'énormité de celle-ci, il n'est peut être que question de temps. Quelques procès, dont un ou deux en Allemagne, ont déja abouti sur un non lieu, alors que des employeurs, en engageant de la main d'oeuvre est européenne, ne respectaient absolument pas le code du travail du pays acceuillant.

Quant au très riche et influent Serge Dassault , il vient nous faire, à la télé qui plus est, le panégyrique de l'ouvrier chinois dormant sur sa paillasse directement à son lieu de travail. De ce côté la gène se manifeste beaucoup moins. "Notre novlangue" incorpore désormais les termes de "charges salariales" pour désigner l'apport réel d'une ressource indispensable à l'entreprise, de "chance pour la France" ce qui constituera la main d'oeuvre bon marché étrangère pour nos entreprises, "de plans sociaux" pour parler de milliers de salariés que l'on flanque à la porte. Par contre, pour qualifier la lutte contre les clandestins, on parle de raffles. De la, en dépit du bon sens, on traite de tueurs d'enfants, de bougres sans coeur, ceux qui veulent limiter ou tarir l'immigration clandestine. Mais ne serait il pas plus judicieux de s'occuper en premier lieu de notre misère nationale avant de s'auto-proclamer, par bonne conscience hypocrite tributaire de toute la misère du monde ? Combien de nos congénères éructent sur la misère dans le monde, mais se moquent allègrement des sans domiciles fixes dans nos propres rues ? Il n'y a pas si longtemps le socialiste Michel Rocard déclarait lui même qu'il n'était pas ressort de la France "d'acceuillir toute la misère du monde". De plus, n'est ce pas certaines de ces mêmes entreprises qui pompent les ressources naturelles en Afrique sans daigner en faire profiter une population, il est vrai pour certains pans, dans une misère, même alimentaire, réelle ? Plutôt que d'acceuillir encore et toujours plus, pourquoi ne pas conserver cette argent pour construire dans ces pays la, et les aider non pas à venir sur nos terres, mais à se develloper par eux mêmes, en conservant leur civilisation ? Sans vouloir en choquer certains, il est patent que cette dynamique ne pourra changer que si on aide ce continent à se construire. Mais est ce qu'"ils" veulent ?

# Posted on Thursday, 18 September 2008 at 12:44 PM

Edited on Friday, 19 September 2008 at 4:35 PM

La mode de la violence, faut il excuser les connards qui agressent les autres pour s'amuser ?

S'il y a bien quelque chose sur laquelle énormément de français sont fiers, c'est de ne pas céder à la violence. Théoriquement (et ça reste malheureusement de la théorie), celui qui ne cède pas à la violence supplante en sagesse le bourreau sanguinaire /machiste /réac ,qui lui, au combien primaire et haineux, ne concilie le savoir faire que par le biais de ses muscles saillants. Le premier est le sage. Le second est la brute. En attendant, en "rentrant de soirée", notre fameux sage pacifiste en a gros sur la patate depuis qu'il gît sur un lit d'hôpital. La soirée s'est mal terminée et de surcroît, il ne pourra plus s'offrir sa "Play Station 3". La brute, par l'une de ses offensives groupées, est partie avec ses économies. L'agresseur, le faible, peut alors savourer sa victoire . Il s'est bien amusé avec une victime docile (devant les regards admiratifs de ses potes) et s'achètera une pléthore de colifichets pour avoir une fois de plus céder à la tentation de se faire de l'argent facile. Pourquoi se priverait il, en face de lui la résistance n'existe pas ? Ce serait d'autant plus idiot de refuser cette voie lorsqu'un certain pan de la société, complètement lobotomisé, mais hélas plutôt nombreux, accepte si ce n'est défende tous les auteurs de violences aux personnes. De plus, la reconnaissance sociale dont aspirent ce genre de types passe surtout par l'acquisition de certains biens de consommation. Bien entendu, ceux ci coûtent cher et ce n'est ni un boulot chez Auchan ni une poursuite d'étude qui va leur offrir ces choses. En clair, il leur faut avoir tout tout de suite, jouïr sans travailler. Une fois ces biens possédés, ce genre de névrosés des temps modernes peuvent désormais accéder sans grande peine à beaucoup de leurs désirs qu'ils avaient par le passé (sappes de luxe, voitures vrombissantes, jolies filles écevelées). Comment au final en vouloir, et surtout s'étonner du comportement de ces hurluberlus qui ne font que se servir dans le plateau d'argent que la justice française, comme bon nombre d'habitants de ce pays leurs tendent?

Un des passages de la Bible qui a motivé l'actuel aphorisme "la violence est l'arme des faibles" est la fameuse joue tendue. Dans l'Evangile de Mathieu, Jésus conseille à ses fidèles de ne pas répondre à la violence par un déferlement de haine. Ce comportement mesuré permettrait qu'au final l'amour et le pardon aient raison de la haine et de la barbarie, même chez les êtres les plus vils. Si cet extrait peut s'adapter à la visée d'une société à but palliative, il ne me semble tout sauf approprié lorsqu'il s'agit d'escarmouches ou d'agressions.

Pour le coup, alors que les m½urs de la moyenne des français ne sont pas réputées pour être les plus chastes ou pieuses du monde, la passivité face aux agressions est l'une des composantes de la perte de fierté de nos concitoyens. Ce comportement indolent est quasiment instauré comme la seule attitude à adopter par cette mode à double tranchant qu'est le « pacifisme » et tout ce qu'elle engendre. Selon les médias, il ne faut surtout répliquer à une agression car elle est l'½uvre d'un jeune dés½uvré bien plus à plaindre que nous même. Par essence, si un individu lambda est violent, on nous explique que c'est que sa condition sociale et psychique qui l'a poussé, contre le cours normal des choses, à adopter une attitude violente et antipathique à l'endroit de personnes plus riches ou socialement plus élevées. Ce mythe est fortement diffusé, même si en réfléchissant le plus sincèrement du monde, nous pouvons aisément déduire que l'état de nécessité n'est pas la motivation principale des agresseurs. Bien souvent amusés, pour impressionner leur clan, pour garder la réputation de leurs quartiers, pour prendre une revanche vis à vis "des riches" ou "des blancs", telles sont les principales raisons des millions d'agressions recensées toutes les années (en perpétuelle augmentation). N'ayez aucun respect envers ces types, ils n'en méritent pas. Ne compatissez pas, gardez cette compassion pour vos proches, surtout quand cette pitié plus que débile à leur endroit ne les encourage qu'à réitérer leurs attitudes machistes, grégaires, violentes, racistes (souvent du racisme anti blanc), méprisable et j'en passe... Ignorez les tant qur vous le pouvez, ils ne servent à rien. S'ils s'en prennent à vous, ne soyez pas altruïste, défendez en premier lieu vos droits et ceux de vos proches. Si vous êtes certain de leurs mettre une grosse raclée, allez y, ne vous faîtes pas prier. Soyez tout de même certain de pouvoir passer outre des répresailles car il serait malheureux de risquer votre intégrité physique quotidiennement à cause de ce genre de cafards.

Gandhi lui même savait les dérives que le pacifisme pouvait entraîner et ses paroles pourraient en renseigner certains : « Je crois que s'il y a seulement le choix entre la violence et la lâcheté, je conseille la violence ». Pour trouver un exemple plus concret , toujours en me servant de ce cher Gandhi, cette personne fut très prompte à prôner les actions de non violence collective lorsqu'il trouvait en face de lui les libéraux britanniques ou avec d'autres hindous, mais fut plus timoré à engager un bras de fer avec le problème musulman. A chaque fois qu'il était confronté aux intérêts musulmans, il en venait la plupart du temps à céder aux exigences de l'adversaire ou à démissionner. Malheureusement pour sa communauté, cela trahissait toutes les attentes de la sphère hindouiste et rendait les musulmans encore plus confiants et belliqueux dans leur démarche.

La non violence est donc très souvent la voie la plus sage, mais elle n'en a pas l'exclusivité.Aujourd'hui, on aimerait nous faire croire que par l'esprit et les connaissances nous avons toutes les armes pour nous défendre.
On aimerait nous faire penser que l'aspect et les compétences physiques ne font pas partie des nécessités impératives pour l'être humain.
On aimerait nous faire penser que la théorie subjugue de loin ce dont on peut s'instruire sur le terrain.
En attendant, que fait l'érudit de salon si on lui crie de donner le contenu de ses poches ? Que fait l'érudit de salon si une fille en venait à faire un malaise pour le moins grave devant ses yeux écarquillés ?

La société française marche selon la règle suivante : Si on t'ennuie, on se joue de toi, tourne toi de l'autre côté en attendant que la justice fasse son travail". Hélas, les policiers n'ont pas le temps de s'occuper de tout et les injustices peuvent perdurer longtemps, très longtemps.

Certes, une grande majorité des citoyens adoptent des comportements propices au civisme, tout du moins en ce qui concerne la violence. Qui n'a jamais vu deux clampins se piquer la première place dans la queue du marché ? Voit on si souvent que cela des jeunes et moins jeunes avoir la courtoisie de céder leur place à côté de la fenêtre à une personne âgée ? Dans l'ordre des choses, est ce que la politesse règne réellement dans nos rues ? Avec les proches, nos codes culturels prennent le plus souvent l'ascendant. Dans la société de tous les jours, les rapports changent beaucoup. Pourtant, lorsque certains acceptent sciemment de ne pas répondre à une agression, ils utilisent l'apparemment imparable argument du civisme. Tout d'un coup, ils agiraient pour le bien commun de la collectivité une fois menacés. Un peu facile, non ?

Pour ma part j'estime que nous devons respecter les individus de la même façon. Au premier abord, nous devons rester avenant et compréhensif avec chacun sans juger l'origine sociale, religieuse, ethnique, professionnelle, les choix vestimentaires...
Cependant, nous devons réagir, oralement si une personne nous manque cruellement de respect, plus violemment si elle en vient aux mains. Bien entendu, moi même restant une frêle jeune fille, je vais sûrement m'éclipser si un molosse de 100 kilos me montre une belle lame aiguisée. Néanmoins, si vous êtes en groupe, si vous pensez prendre l'ascendant, si vous vous sentez offensé, n'hésitez surtout pas à ne pas sacrifier une chose avec laquelle vous grandissez, votre fierté. Cette fierté vous est très précieuse, et l'alimenter est à coup sur bénéfique. N'hésitez pas non plus à agir avec vos mots, avec votre présence, même simplement en alertant les autorité si vous étiez le spectateur d'une scène de lynchage organisé. Rien ne montre plus la déliquescence de notre société que l'exemple d'une jeune femme (ou un jeune homme) agressé devant une foule de badauds détournant le regard de peur de s'immiscer dans une affaire louche. Soyez solidaire envers vos contemporains, surtout vous, qui vous complaisez à chanter une chanter une internationale qui n'a au final aucune identité, aucune légitimité.

Au delà de tout sermon l'homme a besoin de puissance physique, l'homme voit sa fierté croître dans le respect d'autrui, l'homme doit savoir se débrouiller dans diverses situations. Chacun doit pouvoir arpenter ses rues sans courber la tête, pouvoir exiger une attitude décente de ses pairs. Compatir pour la condition sociale d'un "jeune dés½uvré" ne doit surtout pas entraîner le déni du respect que nous nous devons à nous même. De plus, en cas de danger, le but premier n'est pas d'alerter les autorités mais d'essayer de trouver une parade aux agissements de l'agresseur. En cas de débordements oraux, le but n'est pas de calmer le jeu ni d'insulter impunément mais de toujours garder le respect de soi même comme clef de voûte de notre action. De même que l'homme doit, pour être à l'aise dans son corps, se forger une condition physique par le sport, garder le même respect de ses prestations physiques qu'intellectuelles. Le physique et l'intellectuel ne s'opposent pas, ils sont complémentaires. Notre encéphale comme notre enveloppe corporelle nous poursuit tout le long de notre existence, alors il est primordial de ne pas les négliger. Un esprit et un corps sain doivent faire irradier au sein de nous même une fierté singulière permettant de respecter l'autre par le respect que l'on s'impose à soi même.

# Posted on Wednesday, 10 September 2008 at 12:16 PM

Edited on Wednesday, 10 September 2008 at 12:27 PM

Le conflit caucasien

Le conflit caucasien
Comme le sujet semble toujours d'actualité, je repose l'article. J'opérerais peut être des modifications pour réinitialiser l'article (il date du début du conflit)

Je suppose que tout comme moi vous avez suivi le réçent conflit entre la Russie et la Géorgie. Tout comme moi, j'imagine que l'information qui vous a été fournie était peu fouillée et relativement discrète sur les enjeux réels du sud Caucase. Evidemment, avec le prisme de nos médias, on a vite fait de croire que l'impérialisme russe "avec son dictateur" réitère les "exploits sanguinaires" de l'armée rouge. Or, comme vous allez le constater, même si la réponse russe reste fidèle à elle même (rapide et violente), le problème demeure bien plus complexe que vu de manière superficielle.

Plusieurs facteurs rentrent en jeu. Le premier sont les vélléités répétés des civils d'Ossétie du Sud, celles ci durant depuis plusieurs années.C'est le géorgien Joseph Staline qui a coupé en deux l'Ossétie, en 1922, attribuant sa partie sud à son pays d'origine. Or les Ossètes constituent un peuple caucasien dont la langue et la culture se distinguent nettement de celles de la Géorgie. A l'époque, l'Ossétie du Sud fut d'ailleurs constituée en région « autonome ». Mais la greffe n'a jamais pris. Les Ossètes du Sud se sont toujours sentis plus proches de leur frères du Nord, eux-mêmes rattachés à la fédération russe. Leur souhait a invariablement été de les rejoindre, et de passer par là-même dans le giron de la Russie. Dès la dislocation de l'URSS, l'Ossétie du sud et l'Abkhazie, deux régions situées au nord de la Géorgie, ont donc demandé à être indépendantes. Or, depuis cette date, si une autonomie relative a été accordée (un cessez-le-feu décrété en 1994), les séparatistes continuent d'espérer, ou de rejoindre la Russie, ou une indépendance vis à vis de la Géorgie. En 2006, Vladimir Poutine avait accusé le président Géorgien de préparer un bain de sang dans ces deux régions. Malgré une pacification relative les relations restaient tendues dans les régions en question. Autre provocation, il y a quelques mois, le Kosovo, appuyé par les Etats Unis, obtenait son indépendance, et ceci sans consultation aucune de la principale interessée, la Serbie, mise devant le fait accompli. Réaction en chaîne, Moscou décide de soutenir un peu plus activement les séparatistes Ossétiens, sans rentrer dans le conflit. Certains heurts ont lieu et la Géorgie, déja réputée pour avoir outrepassé ses droits dans la région, réprime les civils cruellement. Moscou décide alors d'intervenir et de protéger la région de l'armée Géorgienne.

Ces dernières années les relations entre les deux étaient devenus de plus en plus tendues. En effet, la Georgie est devenue, par le biais de la politique de son président, une alliée inconditionnelle des Etats Unis. Celle-ci, soucieuse de préparer sa future entrée au sein de l'OTAN, a été jusqu'à fournir à Washington des troupes pour la guerre d'Irak. La Russie, elle, excècre l'OTAN, et perd un allié de poids dans la région. De plus, le sud caucase est une région géo-stratégique très importante, surtout en ce qui concerne les hydrocarbures. Si la réaction américaine n'a pas tardé à poindre, Bush déclarant : "La brutalité et l'intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle" (Oui vous avez le droit de rire vous aussi), c'est justement pour assurer la protection du fameux Oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan. Le fond de la mer Caspienne abrite l'un des plus importants ensembles de gisements de pétrole et de gaz au monde, et les Etats Unis ne se sont pas mis la Géorgie dans la poche pour rien. Remarquez également que l'Oléoduc contourne savamment l'Iran et l'Arménie, l'Arménie étant l'allié de Moscou et toujours en guerre contre l'Azerbaijian à propos d'une région à majorité arménienne (la barbarie à l'endroit des arméniens est d'ailleurs tolérée par l'oncle Sam). Il est certain que dans ces conditions, les deux pays ne se supportent que difficilement, et que le moindre écart allait mettre les feux aux poudres. Certains vont jusqu'à parler d'une instrumentalisation des républicains en vue de la prochaine élection américaine.

Apparamment, "Sarkozy" aurait, grâce à son déplacement à Moscou permis de temporiser les ardeurs des deux camps. La Géorgie a en tout cas signé un cessez-le-feu, même si elle confesse l'avoir fait à contre coeur. Mieux et plus surprenant, Sarkozy n'a pas tenu compte de l'avis de Washington et s'est demené pour planifier une paix partagée sans handicaper l'une des deux nations. Pour laisser le peu de mérite qu'il reste à Sarkozy, il est à souligner que la Géorgie, ne disposant pas d'une armée performante, aurait vite ployée sous les attaques du géant Russe. De plus, un cessez-le-feu ne garantit absolument pas la fin des heurts séparatistes en Ossétie du Sud. Qui plus est, il semblerait que les troupes russes prennent un peu trop de temps pour se dégager du sol géorgien. Après la gestion calamiteuse des relations sino-françaises et des rencontres controversés, il devait importer à Sarkozy de redorer son blason sur l'échiquier international. Pour une fois que je trouve que notre président agit à peu près dans le bon sens, je n'allais pas me priver de le signaler. A noter qu'il agit ici non en médiateur européen mais ici comme un coordinateur représentant l'état nation français ( Merkel étant plutôt "anti-Russe" sur ce dossier). Est ce pour raviver la flamme Chirac-Shröder-Poutine qui, malgré l'inévitable, avait créé tant d'éclats ? Est ce encore un moyen de se rendre compte que l'Union européenne n'a absolument aucun intérêt, actuellement, à prendre une décision commune en ce qui concerne les relations mondiales ? (de plus fortement discrédités lorsqu'on prend connaissance de son indexion sur l'axe américain).


Et toi que penses tu de ce conflit ?

# Posted on Wednesday, 10 September 2008 at 11:11 AM

Reflexion sur la fac...

Comme je vais rentrer dans l'enseignement supérieur, je me suis dit que cet article serait un moyen de montrer mes appréhensions et de dialoguer avec ceux, ou qui sont dans le même cas que moi, ou qui l'ont été par le passé, ou qui le seront dans les années à venir. Je ne connais pas encore assez le terrain pour faire une analyse empirique, mais voila un petit texte de mon cru, sans source, si ce n'est l'expérience de personnes proches, qui pourra porter à débat.

Comme vous devez l'avoir remarqué, depuis bien des années l'éducation nationale donne le bac à n'importe qui histoire que les études post-bac des élèves zélés (ou pas) fassent baisser le taux de chômage. Ainsi 80 % de nos lycéens peuvent décrocher le diplôme de leurs attentes (ou de celle de papa-maman). Pour la gauche bien pensante, initiatrice de la réforme, cela a été l'occasion d'essayer de valoriser la culture dans une société malade de son manque de repères et d'identités. Perspective ensoleillée augurant une porte de sortie aux jeunes des classes défavorisés, mais au final plus un simple moyen de construire des illusions aux plus grand nombre quitte à créer des pénuries dans divers secteurs. Le collège unique, à l'instar du baccalauréat pour tous a eu un prix. Ce prix, hélas, est payé comptant par notre génération. Echec en faculté ou en grandes écoles, problèmes de logement endémique, énormes difficultés de réinsertion après l'obtention d'un bac général (qui au fond reste qu'un vulgaire laisser passer pour la fac), désillusions suite à une poursuite d'étude dans un secteur intéressant mais pauvre en débouchés...

De plus, la faculté devient également un univers ou la responsabilité devient indispensable. Alors que beaucoup des notres pouvaient connaître une adolescence prospère à rien glander durant tous le lycée, ils seront surpris du résultat s'ils continuent avec les mêmes armes la suite de leurs études. Les amphithéâtres sont pleins, les élèves ont 36 tentations, les cours peuvent paraître rébarbatifs et très longs, et le strict minimum ne suffit plus. La bibliothèque remplace le canapé, le travail en groupe devient indispensable, les profs ne sont plus la pour mâcher le travail dans un univers ou l'indolence est monaie courante. Qui plus est, c'est à partir de ce niveau la que les iniquités se creusent réellement et que chacun gagne à se construire personellement avec raison. Le travail du lycée étant souvent un peu trop facile, les parents éduquant parfois leurs enfants de façon infantilisantes, le manque global de responsabilité, la tentation par l'hédonisme primaire, une vision assez "libertaire" du monde aident rarement les jeunes à aborder cette période charnière de leur existence. Combien de fois ai je vu des amis se noyer sous le poids de leurs contraintes une fois indépendants et seuls dans leurs appartements ? Combien de jeunes décrochent des études sans cadre un tant soit peu soutenu (d'ou la réussite bien plus manifeste en DUT qu'en faculté). Aujourd'hui l'établissement post-bac ouvrent ses portes à tous, et la seule entité qui les accepte tous est la plus traître : la faculté. Et dans tout cela, je n'ai guère abordé le choix d'une bonne frange de nos étudiants, qui ont besoin de travailler en dehors des études pour financer leur projet.

Ce que je vais proposer dans cet article c'est de rédiger (ou romancer) quelques cas histoire de donner une vue d'ensemble sur les situations engendrées. Par reflexe et compassion je salue vertemment les "âmes nobles" qui auront le courage de lire l'article de l'exorde à sa fin.

Cas 1:
J'ai 19 ans. Nous sommes en novembre et je vis dans mon appartement, seul comme un chef. J'étais inscrit en fac, mais j'y mets plus les pieds. Trop de boulots, des cours trop dispersés dans la journée, des absences à justifier et je ne sais quoi d'autres. La bas, les potes se demerdent toujours pour me noter présent. Le soir, je sors me bourrer la gueule et je regrette rien. Ma chambre ressemble à un vulgaire foutoir et j'ai absolument pas la motivation de ranger. C'est pas grave je le ferais demain, et je recopierais les cours à l'occasion. Je m'en suis toujours sorti, il n'y a aucune raison qu'il n'en soit pas de même cette année.Hé, je le dois bien à mes vieux, c'est eux qui me payent le loyer de l'apparte. J'ai fait socio car je suis plutôt de gauche et je me sens plutôt en phase avec les autres congénères de mon espèce. Vous verrez, j'ai le feeling et une grande bouche, alors le correcteur je le moucherais bien d'une façon ou d'une autre. Quoique, en y repensant, on arrive à demi-partielle et j'ai toujours pas ouvert un bouquin. Merde, va falloir que je m'y mette, mais comment ? Quand je vois les potes ils sont quasi tous comme moi et ils me recopient des notes de merde. Pouah, je trouverais bien une intello en soirée...


Cas 2:
Il est 6h50 du matin, j'ai pas envie de me reveiller, et il me reste que 10mn avant que le reveil sonne.10 mn, et les connasses de ma chambre seront à la seconde en bas de leurs pieux à me réciter des théorèmes. Je ne peux plus les voir. Tu me demanderas, pourquoi tant de haine ? Je te répondrais que je ne tiens plus et que cette prison est en train de me détruire. Dans 10 mn je regarderais mes yeux cernés dans ce putain de mirrioir et je me rappelerais que comme hier, je passerais 5 heures après les cours, sur cette saloperie de leçon de maths à faire du sur place. J'ai beau essayé de comprendre, refaire les exercices, je ne suis jamais prêtes pour les examens. Les profs nous foutent la pression, ils nous disent que seuls les meilleurs intègreront des écoles. Aujourd'hui leurs écoles je les emmerde, je veux juste me barrer de ce trou. Il y a deux semaines je suis allée voir ce type la, qui avait l'air plus sympa que la moyenne, et il n'a pas été foutu de m'expliquer un truc. Je suis rentrée à mon poste, bredouille, avec toujours moins d'espoir que la dernière fois. J'aimerais dire à mes parents que j'en peux plus, mais j'ose pas. Chaque week end, après avoir refait ces exercices obsédants et aliénants, je me redirige vers ce lieu de malheur. Je veux voir personne, je ne réponds à personne, et je vous le dit, vous autres qui vous croyez fort de me mépriser, venez donc à cette prépa de malheur et vous comprendrez...


Cas3:
Je n'ai plus de temps pour moi, je crois que je vais exploser. Mon patron m'exige encore et toujours des heures sup' depuis que son collaborateur l'a lâché sans explication. En temps de vacance je me serais fait un plaisir de l'aider, mais le soucis c'est qu'il me les impose et qu'il me les paie pas. Vous allez me dire, ouais mais démissione c'est un connard. Facile, mais le loyer je le paie comment ? Je me suis inscrit en interim, mais comme par hasard ces têtes de glands, ils sont même pas fichus de me trouver un travail à temps partiel quelques mois. Alors déja que je dois jongler pour être présents à quasimment tous les TP pour ne pas me faire ejecter, je cherche du boulot en plus dans les entreprises. Comme vous vous doutez, elles me font toutes la moue car avec mon bac général je n'ai qu'un ticket pour l'univers universitaire, mais même pas le diplôme pour qu'il daigne me laisser laver une de leurs casseroles. Je dois faire quoi moi ? Me prostituer comme 40 000 étudiantes, ou revenir chez papa maman et me faire huer au passage. Alors comme j'ai une fierté, je continue comme ça, et j'espère que son collaborateurs à la noix va rentrer car je vais finir par déverser ma colère contre un pauvre client qui n'a rien demandé. A part ça, mes cours, je commence à nager dedans, et je tiendrais jamais l'année comme ça...


Cas 4:
Je fais comme vous vous en doutez partie d'une minorité d'élèves qui bannit le conformisme de son vocabulaire. Aujourd'hui je suis en fac d'histoire, hier j'avais tenté option sciences po, mais j'ai du m'eclipser illico-presto. Je dois avouer que je suis rétif au fait de fermer ma bouche et de cirer les bottes de mes professeurs. Hélas, cela n'a pas joué en ma faveur. Loin de rentrer dans l'invective, j'ai eu le malheur de critiquer l'universalisme et le fonctionnement actuel de l'Europe. Il va sans dire que les professeurs qui nous encadrent ont de quoi nous rouler dans la boue, et ils ne se gènent guère pour s'atteler à cette tâche. Je ne pensais pas non plus que citer le sociologue Alain Soral ou l'ethnologue Alain de Benoist allait m'attirer des regards si suspicieux et des notes si désastreuses. Il va sans dire que mes copies suivantes, plus neutres, m'ont conféré des résulats plus que corrects. Dégouté et lucide, j'hésite à m'investir plus dans un milieu ou les maîtres du logis n'attendent que de me jetter dans la cage aux lions. J'aimais la France, j'aimais la liberté d'expression, aujourd'hui je me rends compte à quel point nous sommes enracinés dans cette tourbe, et pourquoi notre système ne bouge pas d'un iota depuis plusieurs décénies.

# Posted on Sunday, 07 September 2008 at 3:35 PM

Edited on Sunday, 07 September 2008 at 3:46 PM

Mon insolence ne pliera jamais sous le poids de votre arrogance

Mon insolence ne pliera jamais sous le poids de votre arrogance
Salut consommatrice n°52 341 278
Nous avons le regret de vous informer que conformément aux règles de censure organisée à l'endroit des blogs un minimum constructifs nous avons supprimé sans raison et sans pré-avis votre compte Politique-patriote et conservons à disposition des chiens de garde de la pensée unique les informations qu'il contient (même si le Saint Bernard en question aura surement la flemme de lire une ligne de vos articles), nonobstant toute possibilité de poursuite pénale (tremble âme égarée,tu respectes les conditions d'utilisation, mais on s'en fout, tout blog non rédigé en novlangue SMS doit être banni de notre serveur).
Avec tout le mépris qu'il convient de vous témoigner pour la rédaction de vos articles,
Big brother


A tous ceux qui ont aimé arpenter le blog "politique-patriote", ne vous inquiétez pas, me revoila, et je tiens à vous dire clairement que je n'ai pas une once de remord pour avoir écrit ce que j'avais à faire partager. Je n'abandonnerais pas, j'enregistererais juste tous mes articles comme je l'avais fait avec helenas-dreams.

Apparemment, comme je ne parle pas de putes, de rap, que je n'écris pas en novlangue SMS, que j'aime mon pays et ma religion je ne suis pas la bienvenue ici. Je me passerais de leurs considérations et jamais Je Necriirè cOm sa pr rampé à leur pié...

Pour ceux qui n'ont pas encore fait ma connaissance, je suis une jeune fille de 18 ans, qui comme beaucoup d'entre vous s'intéresse à l'avenir français et mondial. Mes principales idées prônent le souverainisme, la défense de notre patrimoîne historique et religieux, une politique fiscale ambitieuse pour relever la France, un soutien prioritaire aux PME, un scepticisme vis à vis du fonctionnement actuel de l'UE, l'organisation d'un co-devellopement efficace avec les PED, un non alignement sur les Etats Unis et Israël, la fin du laxisme avec les délinquants, le respect d'un état séculier et l'établissement de référundums quand le peuple doit être légitimement consulté...

Chacun sera le bienvenue sur blog, pour débattre en toute sérénité et si possible avec des arguments prégnants. Les insultes, les propos clairement racistes, les menaces, le langage SMS ne seront pas admis.

"Je hais vos idées mais je me battrais pour que vous puissiez les exprimer" Voltaire


# Posted on Monday, 25 August 2008 at 7:13 AM

Edited on Tuesday, 26 August 2008 at 5:55 PM