Par conséquent nous ne pouvons que, sans susciter un torrent d'indignations, nous proclamer "internationaliste de droite" ou internationaliste de gauche. Pourquoi ? Apparamment car ces frontières dérangent la liberté totale que voudraient les grandes multinationales. Les hauts-placés de ces multinationalistes n'ont d'ailleurs plus honte de nous déclarer que l'immigration clandestine ne fait que ralentir la délocalisation de leur production. Certes, ce ne sont pas eux qui ont à verser les prestations sociales, qui s'occupent de notre budget concernant la santé, qui essayent peu ou prou de conserver nos services publiques dans un état fonctionel et déçent. Ces dragons de l'internationalisme, et pourtant si peu humanistes car leur intêret n'est assurément pas que chaque français puisse manger à sa faim, gagnent également à ce que ce bouleversement dans nos rues, dans notre paysage, se fasse sans susciter une indignation généralisée. Pour étayer mes dires qui peuvent sembler "café du commerce" je ne peux vous inviter à consulter ces références historique : Déja au XIXème siècle Zola se plaignait lorsque les patrons engageaient des belges pour pallier aux grêves dans les mines. En 1932 la SFIO (donc l'ancêtre des socialistes actuels) limitèrent l'immigration et la contingèrent selon les secteurs économiques pour assurer la préférence nationale aux travailleurs français. Dans les années 1950 le CNPF (Comité National du patronat Français, ancêtre du MEDEF) désirait, pour accroître ses profits substanciellement "acceuillir" des travailleurs maghrébins et africains afin de disposer de main d'½uvre à moidre coût, donc non soumise à la réglementation française du travail en vigueur. Heureusement le souverainiste de Gaulle s'est occupé de freiner les ardeurs de la CNPF.
De cette immigration de travail, donc voulue et plébiscitée, non par l'essentiel des couches populaires, mais par le grand patronat, est venue se greffer les termes de "néo-nomadisme, d'ubiquité généralisée, employés entre autre par le "celèbre" économiste Jacques Attali. Vous comprenez donc pourquoi on daigne plus souvent inviter sous les feux de la rampe "notre désormais incontournable facteur de Neuilly" Olivier Besancenot qu'Alain Soral, Phillipe de Villiers ou même Nicolas Dupont Aignan. Nos droits, nos lois, aujourd'hui ne reposent sur aucun passé, aucune tradition, mais sont le fruit d'une notion très vague, le "juste" et "l'injuste". Cette notion de justice se doit, selon nos "têtes pensantes" de transcender, tout du moins en théorie,ce qui est dénoncé comme étant de l'"ethno-centrisme". Ce juste est arc-bouté comme le relai d'un projet globalisant. Le but non avoué de ce processus est, pour qu'une immigration endémique continue à affluer, toujours revoir à la baisse les exigences, ou plutôt les règles de bienséances élémentaires, imposés aux nouveaux arivants. Si le travail nécessite des concessions, bien souvent acceptées de bonne foi par tous ( qui se refuserait de vouloir s'acclimater un minimum pour nourrir les siens ? ), la vie en communauté, surtout quand les différentes civilisations se mélangent ou se confrontent, est moins évidente.En réalité cette notion de juste, se voulant impartial dans son rapport aux "différences" demeure un véritable destructeur de cultures, de passés, de civilisations. C'est en toute connaissance de cause, pour briser une cohésion nationale jugée encombrante et désuète que "nos cravatés en manque de croissance" souhaitent diviser les communautés et fustigent le français fier de ce qu'il représente. Combien de fois le PS ou les "libéraux de gauche" appèlent à défendre les noirs et les arabes et les opposent aux français ? Pourquoi n'enseigne t'on jamais aux minorités à être fiers d'être français au lieu de ne les confiner que dans perpétuelle lutte contre "le racisme" ? S'il est vrai que le racisme touche toutes les communautés, que certains français et algériens notamment gardent certaines rancunes de la guerre d'Algérie, il serait bien plus sain de motiver les minorités à soutenir ce pays qui les a construit, qui a payé leurs études, plutôt que de les pousser à haïr les patriotes, qui au dela de toutes crispations identitaires, ne veulent pour la plupart que le bien de leur état nation. Il est donc dangereux, dans cette "démocrature mondialisée", de se dire de ce drapeau bleu-blanc-rouge et de ses valeurs (par contre, il est xénophobe de critiquer le drapeau que le non français ou le français d'origine immigré affichera sur le bord de son balcon). En effet, historiquement, de part ses figures emblématiques comme par ses penseurs, la France est restée très longtemps une "économie mixte". Sans renier le marché et ses mécanismes, elle a su garder sa singularité comme par exemple ses services publics et certains de ces pans, très sociaux.
Loin de ne trouver que du positif dans "l'économie à la française" (mais en sachant très bien que les abus les plus manifestes ont été engendrés par la politique post 1981), nous ne sommes pas sans ignorer que l'Union Européenne n'est pas sans vouloir nous amputer de certaines de nos libertés économiques. Il serait fastidieux de réciter tout ce que cette institution, d'ailleurs bien plus contraignantes que les directives américaines en ce qui concerne leurs différentes régions, restreint dans nos libertés, mais on ne peut nier que bon nombre de ce que les commissaires européens, notamment sur le plan fiscal, nous propose, est idiot. En effet, la conjoncture n'est pas analogue pour chacun des états membres, surtout dans un dispositif ultra-hétérogène qui envellope désormais quasimment toute l'Europe de l'est . Est ce que nous nous sommes d'ailleurs posé la question sur comment harmoniser petit à petit des régions, qui dans lesquelles, les habitants ont un pouvoir d'achat 5 à 7 fois inférieur au notre ? Pour faire un parrallèle avec ce fameux traité qui nous a été imposé, nous a t'on consulté avant d'acceuillir une kyrielle de nouveaux membres ? Est ce pour nous proposer une "néo-loi Bolkestein" ? Je dois dire que malgré l'énormité de celle-ci, il n'est peut être que question de temps. Quelques procès, dont un ou deux en Allemagne, ont déja abouti sur un non lieu, alors que des employeurs, en engageant de la main d'oeuvre est européenne, ne respectaient absolument pas le code du travail du pays acceuillant.
Quant au très riche et influent Serge Dassault , il vient nous faire, à la télé qui plus est, le panégyrique de l'ouvrier chinois dormant sur sa paillasse directement à son lieu de travail. De ce côté la gène se manifeste beaucoup moins. "Notre novlangue" incorpore désormais les termes de "charges salariales" pour désigner l'apport réel d'une ressource indispensable à l'entreprise, de "chance pour la France" ce qui constituera la main d'oeuvre bon marché étrangère pour nos entreprises, "de plans sociaux" pour parler de milliers de salariés que l'on flanque à la porte. Par contre, pour qualifier la lutte contre les clandestins, on parle de raffles. De la, en dépit du bon sens, on traite de tueurs d'enfants, de bougres sans coeur, ceux qui veulent limiter ou tarir l'immigration clandestine. Mais ne serait il pas plus judicieux de s'occuper en premier lieu de notre misère nationale avant de s'auto-proclamer, par bonne conscience hypocrite tributaire de toute la misère du monde ? Combien de nos congénères éructent sur la misère dans le monde, mais se moquent allègrement des sans domiciles fixes dans nos propres rues ? Il n'y a pas si longtemps le socialiste Michel Rocard déclarait lui même qu'il n'était pas ressort de la France "d'acceuillir toute la misère du monde". De plus, n'est ce pas certaines de ces mêmes entreprises qui pompent les ressources naturelles en Afrique sans daigner en faire profiter une population, il est vrai pour certains pans, dans une misère, même alimentaire, réelle ? Plutôt que d'acceuillir encore et toujours plus, pourquoi ne pas conserver cette argent pour construire dans ces pays la, et les aider non pas à venir sur nos terres, mais à se develloper par eux mêmes, en conservant leur civilisation ? Sans vouloir en choquer certains, il est patent que cette dynamique ne pourra changer que si on aide ce continent à se construire. Mais est ce qu'"ils" veulent ?

